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jeudi 6 avril 2017

Film - La couleur des sentiments



Bon, j'ai pas vérifié si quelqu'un quelque part avait déjà parlé de ce film, mais ce soir, en le voyant pour la 4ème fois (si ce n'est plus), je me suis dit que peut-être, je serai lue, et que peut-être, je vous donnerais envie de le voir.

D'abord, c'est l'adaptation d'un livre, The Help, de Kathryn Stockett, paru en 2009. Je dois le lire. Depuis le premier visionnage du film je dis ça, et puis j'oublie, ou alors le peu de fois où je peux lire je m'enivre avec Marc Levy (non, j'ai pas honte). 
En 2011, Tate Taylor décide de l'adapter au cinéma.

Grosso merdo, l'histoire se déroule à Jackson, dans le Mississippi au début des années 60. Skeeter, une jeune femme blanche vient de terminer ses études et dans l'espoir de devenir écrivain, décide de s'intéresser aux conditions des bonnes noires qui gèrent les maisons et les enfants des blancs. Avec l'aide de deux bonnes, Aibileen et Minny, elles vont convaincre d'autres bonnes d'écrire un livre ensemble sur leurs vies, leurs histoires, et les histoires de leurs employeurs, le tout, pour l'époque, en prenant de gros risques.

Je ne t'en dis pas plus pour l'histoire, car c'est réellement à voir. Ce film me touche à chaque fois que je le vois, l'envie d'être aussi culottée que Skeeter me prend aux tripes à chaque fois, et me donne envie de soulever des montagnes. Sa détermination est fabuleuse, ce qui la pousse avec le temps et les révélations des bonnes, de couper les ponts avec ses amies d'enfance, femmes au foyer, qui emploient ces mêmes bonnes qui lui livrent leurs secrets.
Le film tourne sous la voix off d'Aibileen, à laquelle on s'attache très vite. Très honnêtement, si c'est romancé, c'est très bien fait. On s'attache aux personnages, on déteste ceux qu'on doit détester, et surtout on s'insurge. Parce que malgré la romance, c'est bien ce qu'il devait se passer à l'époque. Et même si aujourd'hui on trouve cela révoltant et qu'on a eu la chance de grandir dans la tolérance (pour certains, bien sûr), il ne faut pas oublier ce par quoi les personnes qui ont créé l'Histoire sont passées. 
Bon je l'ai dit, ça reste romancé, mais les messages passent, les émotions aussi, et ça touche profondément. À part te dire de foncer le voir sur Netflix, ou même encore de lire le livre (promis, je finis mon livre actuel et je fonce l'acheter en librairie), je ne sais pas quoi te dire d'autre. Je n'ai pas le droit de t'en dire plus, ce serait te gâcher la beauté de se film qui ne manque ni d'humour, ni de sincérité.
Si j'ai pas réussi à te convaincre, c'est Emma Stone (au passage, que j'adore) qui joue le rôle de Skeeter, le rôle d'Aibileen est interprété par Viola Davis, et Minny par Octavia Spencer (qui a quand même eu un Oscar de la meilleure actrice pour un second rôle dans ce film), autrement dit, un super casting.

Donc si tu as Netflix, fonces, et pour les autres, louez le, achetez le, vous ne le regretterez pas.

mercredi 29 mars 2017

La mise au point.

Je vous voir venir. 2 articles en 2 jours?

Non, c'est juste pour vous dire (si vous êtes encore là bien sûr), que j'ai tout supprimé.
Après avoir avoué au barbu que j'avais décidé de reprendre un peu le blog, je me suis amusée à regarder un peu la personne que j'étais à travers les articles que j'ai pu écrire. Autant te dire, je me suis marrée, j'ai tiré la grimace et plus souvent que je ne l'aurais pensé j'ai fait "WHAAAAAT??". 
Un peu honteuse quoi.
Enfin, autant c'est ce que j'étais, autant c'est ce que je ne suis plus, et si je suis du genre à conserver trop de choses, là, j'estime que ce n'est pas nécessaire. Sinon j'aurais tout laissé publié.

Non, le but c'est aussi de recommencer tout à zéro ici. J'aime énormément rentrer dans les détails en règle générale, mais je pense que sur certains points, je me tairais (genre mon mec je l'aime, il est beau il est parfait, mais c'est tout, j'en dirais pas plus).

Et puis il y a aussi cette reconnaissance que j'ai envers mon blog, qui fait que j'ai envie de lui redonner vie. Déjà sans lui, j'aurais pas connu ma super copine Melle Kaffaniata. Et ça franchement, ça compte, parce que même si les choses de la vie nous ont emmerdé quelques temps, j'ai envie de te dire que mon blog, il m'a apporté une des plus belles rencontres de ma vie (et en fait, elle sait pas que je dis ça, parce que je suis sûre qu'elle a pas capté que j'avais remis le blog en route, du coup, elle va pleurer et quand je vais la voir elle va me frapper, j'écris peut-être le renouveau et la fin de ce blog...).

Bref, tout ça pour te dire que je repars à zéro tout en gardant les belles choses (personnes en fait) que le blog a pu m'apporter. D'ici quelques semaines j'aurais supprimé cet article et j'aurais encore les séquelles des coups que Kaff m'aura porté.


lundi 27 mars 2017

Tatation suprême!

Je me tate.

Je me tate à revenir ici. Clairement, j'ai envie de bloguer, mais très honnêtement je ne sais pas comment.
Avant c'était facile, vous parler d'Honey, de Mata, de ma vie, mes petites créations à l'occasion... Mais là c'est différent. J'avais un besoin de combler un peu ma vie avant, et je le faisais très bien avec vous (attention, c'est positif). Aujourd'hui, je suis comblée. Bon en vrai j'ai des petits trucs à travailler comme la confiance en soi, la perte de poids (bah oui parce que dis toi que, autant la rupture m'en a fait perdre 30, autant de me remettre à vivre avec quelqu'un m'en a fait reprendre 15 <_< ) et aussi, accessoirement, mon avenir.
Bon ok, là je crois que je vais te raconter ma vie. Un peu.

Alors, déjà, pour te faire une idée, dis toi que je suis passée de la taille 48 à la taille 42 (sans perdre mes jambons, sinon c'était pas drôle). Le truc genre... VICTOIIIIIIIIIRE. Me restait, en février dernier, 10kg à perdre pour me sentir bien. Et puis, bossant dans un lycée, ayant des heures à faire, tu fais plus attention à rien, tu manges vite, tu regardes plus tes quantités, tes crises de vertiges reviennent donc tu pallies comme tu peux avec du sucre, t'emménages avec ton mec ET BIM, un rendez-vous chez l'anesthésiste en février dernier, 15kg de repris. Et là, tu désespères. Parce que tu as envie de reprendre les choses en main, avec cette fois une activité physique, MAIS, tes pieds avec leur forme bizarre que tu te trimballes depuis ta naissance, en fait c'est une malformation (les gnongnonnnns) et du coup faut pimper. L'un après l'autre par choix, le droit passe sous la scie fin février et là, t'apprends que t'es handicapée pendant 1 mois. Alors tu vas me dire, y'a des trucs à faire en activité sportive qui ne nécessite pas l'usage du pied... DÉTROMPES TOI! Même si effectivement il existe des exercices au sol, le kiné te le déconseille et tu comprends vite pourquoi. Un truc qui s'appelle l'afflux sanguin... Quand tu mets 15min à te lever avant de pouvoir poser ne serait-ce que le talon, tu te dis que c'est la fin du monde. Parce que mine de rien, quand tu sens cet afflux, tu te rends compte qu'il se fait en permanence dans le pied. Et tu regrettes d'avoir dit au chirurgien "Vas-y mon pote, on opère!". Mais bon, malgré cela, j'ai quand même repris quelques exercices une fois les fils retirés. C'est pas le sport de fifou mais ça fait du bien. Du coup, même si j'attends le kiné pour pouvoir enfin remarcher normalement, j'ai hâte que la cicatrice soit intégralement résorbée pour reprendre la piscine. Et finalement c'est pas plus mal, parce que j'ai des copines qui veulent nager avec moi, et mon mec a décidé lui aussi de perdre du poids (non, mais, tu le connais pas, tu l'as jamais vu mais il est juste parfait, même son bidou rempli de bière).

Bon du coup, la confiance en soi ça rejoint vachement la perte de poids qui doit se faire. Parce que, j'ai beau toujours rentrer dans mon 42 (oui, on est d'accord, c'est traitre), mes boobs ont repris une taille hyper conséquente (n'en déplaise à certain), mes jambons sont toujours aussi gros et mon bide a développé une forme que je ne lui connaissait pas.

L'avenir maintenant... Alors tu sais pas, mais depuis 2015 je suis assistante d'éducation (surveillante, pionne, rayez la mention inutile). J'ai changé d'établissement à la rentrée 2016, grosso merdo de 60 élèves en 2015, je suis passée à un bon gros lycée de 1400 élèves. Et j'adore ça. Jy suis peu car à mi-temps et surtout la nuit, mais j'aime tellement ce métier. Bon, métier en fait je sais pas si ça se dit, parce que clairement pour beaucoup (trop) de personnes, ce n'en est pas un, c'est plutôt un job d'appoint "en attendant". Mais crois moi que parfois il en faut, parce que si moi j'ai eu l'impression d'avoir une adolescence un peu difficile, pour certains gamins, si on n'était pas là, ce serait encore plus compliqué. Je pense qu'on n'a jamais estimé nos surveillants quand on était au lycée, mais clairement leur rôle est super important (attention je me jette pas des fleurs hein...). Du coup, vu que je kiffe grave ce que je fais, mais que (bah oui, y'a un mais), on ne peut être surveillant que 6ans dans sa vie (sauf dans le privé), il a quand même fallu que je me penche sur quelque chose de plus... stable? Alors en 2015, dans le premier établissement où j'ai bossé, on m'a confié la mission d'être auxiliaire de vie scolaire pour un jeune homme en demande. En gros, je l'accompagnais pendant ses cours, les lui prenais, et travaillais avec lui. Et bah ça a été l'expérience la plus enrichissante de l'année scolaire. Mon barbu, lui, il a depuis quelques années la chance d'accompagner en vacances des adultes handicapés, et il m'a tellement manqué l'été dernier avec ça, que cet hiver, pendant Noel et Nouvel An, j'ai demandé à faire un séjour avec lui, parce que mine de rien, ça semblait super intéressant. ET BAH ÇA L'A ÉTÉ! Du coup, l'année prochaine, je tente le concours de moniteur éducateur, parce que je pense que j'ai trouvé ma voie. Et ça fait du bien. Même si à presque 27 ans et demi (oui c'est important de préciser) je suis encore une grosse flipette sur l'avenir, je pense enfin savoir où je vais. (ouais bon ok, il était temps)

Du coup, je pense revenir de temps en temps, déjà, je pense venir te parler de l'opération que j'ai subit, une fois que tout sera terminé. Et le reste, on verra... Je vais aussi essayer de refaire un peu la déco par ici, ce serait pas mal...

Allez, ciao bye bye, je te laisse admirer mon doigt de pied gonflé ;)


mercredi 13 avril 2016

L'envie soudaine.

C'est délicat.
C'est délicat de commencer un article, après avoir tout effacé.

Je vais te donner mes raisons, déjà par politesse, et puis je vais te raconter ma vie. Parce qu'hier soir j'ai eu une subite envie d'écrire.

Il y a un an, le Roux me quittait. Comme ça, sans réellement d'explication solide, sans même un semblant de franchise autrement que par message. Tu vois l'genre? 
Mon monde s'est effondré. Clairement. Mon coeur s'est engourdi, mes larmes ont coulé, et mon cerveau ne cessait de faire résonner le mot "pourquoi" dans mes tympans. 5 ans de ma vie venaient de partir en fumée. 5 ans durant lesquels j'avais aimé, fondé, projeté. Et boum, plus rien. Enfin au début autant te dire que j'avais l'espoir, même s'il ne fallait pas. J'ai espéré putain, tout en sachant que finalement, les raisons qu'avait eu le Roux pour me quitter, m'avaient littéralement sautées au visage quelques mois avant son départ, mais j'ai pas osé. Je m'étais dit que ça s'arrangerait, et puis des choses en entrainant d'autres, j'ai pas eu les couilles de prendre ma vie en main.

Alors je pourrais te raconter comment je me suis sentie émotionnellement, comment se passaient les visites du Roux en attendant le déménagement, ceci, cela, mais non. Parce que c'est passé, parce qu'on s'en fout, et surtout parce que c'est de la merde. 

La chose la plus douloureuse que j'ai eu à vivre pendant cette rupture, tout du moins au début, c'était "Et Honey dans tout ça?". Parce que sur les papiers elle lui appartenait, et on disait toujours en rigolant "le jour où on se quitte, Honey part avec toi vu qu'elle est à ton nom lolilol". Ça a été une telle déchirure pour moi de penser que je ne la reverrais sûrement jamais, que totalement effondrée, je l'ai supplié de la garder. Et c'est sans doute la plus belle chose qu'il ait faite en 5ans. J'ai pu garder ma chienne, la mettre à mon nom, et devenir encore plus gaga d'elle qu'avant.

Et cette rupture, bien que douloureuse, a finalement déclenché en moi des changements auxquels je ne m'attendais pas. Ma meilleure amie dira que j'ai fait tout ça pour moi, et même si c'est vrai, je ne cacherais pas que je me suis aussi bougé le cul en espérant que l'autre revienne. 
Tout est arrivé très vite au final, et grâce au soutien de mes copines et de ma famille, j'ai réussi, en moins de 3 mois après son départ, à avoir mon code, mon permis, du boulot, une maison, perdre quelques kilos et m'assumer enfin seule, financièrement.

En septembre dernier, j'ai donc commencé ma vie à mi-temps d'assistante d'éducation (pionne quoi) dans un petit lycée professionnel perdu au fin fond de mon département. J'avais peur, mais j'ai pris mes marques, si bien que j'ai signé un deuxième contrat pour m'occuper des animations pour les élèves (étant tous internes) et de suivre un élève en tant qu'AVS (auxiliaire de vie scolaire). Je m'épanouis, je revis, et surtout grâce au permis, je peux enfin sortir.

Sortir... Je me sentais libre, délivrée peu à peu de l'emprise que le Roux avait encore sur moi, alors qu'aujourd'hui, je suis totalement en mesure de dire qu'en fait j'espérais juste avoir toujours sa compagnie. Pas son amour, ni le mien. J'ai juste mis beaucoup (trop) de temps à me rendre compte que toutes ces questions que je m'étais posées presqu'un an auparavant, auraient du avoir leur réponse à ce moment là. Non, nous n'étions plus amoureux, non, ça ne se passait pas bien, et oui, la routine a bien prit le dessus sur notre vie.

Alors j'ai décidé de me réinscrire sur les sites de rencontres. Mon coeur n'était pas guéri du mal qu'il avait subit, mais il était guéri du Roux. Je ne voulait pas retrouver quelqu'un, je voulais juste voir des gens. Les rencontrer, les connaitre, boire des bières avec eux, mais surtout pas être en quête de quelqu'un. J'en ai rencontré, j'ai passé de bons moments, ça m'a fait du bien et mon coeur était un peu plus léger de semaines en semaines.

Jusqu'à cette rencontre. (attends tu crois quoi?)

Je ne te raconterais pas les détails, parce que ça ne regarde que nous, mais ce petit bonhomme m'est tombé sur le coin de la figure sans que je m'y attende. Avec lui, mon coeur a totalement guéri, limite en un claquement de doigt. Et je me sens bien, putain ce que je suis bien! C'est peut-être pour ça que j'ai eu envie d'écrire de nouveau (sans garantie aucune que je recommencerais régulièrement).

Mon Barbu me rend heureuse, je m'épanouis dans mon travail, j'ai finalement perdu 30kg depuis un an (j'y reviendrais peut-être)... En fait, je dirais que vis enfin.